Skunkdog

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Biographie de Skunkdog

David “Skunkdog” Negri est né en 1968. Il vit et travaille à Marseille.

Il n’est pas nécessaire de connaître la vie d’un artiste pour en apprécier le travail. Mais avec Skunkdog, l’histoire revêt son importance. Car lorsqu’on entend la sienne, on saisit mieux ce qui, dans sa peinture, attire, révulse ou bouleverse. On y perçoit l’amour, l’excès, la mégalomanie, la violence, la générosité, le geste qui jamais ne s’arrête.

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David Negri sait sa vie définitivement vouée à l’Art : “j’ai poursuivi un rêve depuis gamin, sans savoir que j’en avais un”. S’enchaînent alors les expériences, les vernissages, les univers et les rencontres, dont celle avec Françoise Siffrein-Blanc, qui marquera un tournant dans son parcours. Prise d’affection pour le personnage et sa peinture, Françoise organise un accrochage à domicile. Tout ira ensuite très vite. En une semaine, elle déniche un autre lieu pour exposer, et pas des moindres : la Greenhouse, spot alternatif du Jungle Movement, basé en plein Soho à N.Y.C.

Depuis, Skunkdog rêve la grosse pomme jumelée à la cité phocéenne.

Si la rue n’est pas son terrain initiatique, l’artiste la connaît bien. Il sait comment la regarder, pour en faire son laboratoire. La dèche à Paris, les années électriques, les premières vibrations sur toile, les techniques mixées sans concessions, les vandales marseillais… Ouvert il y a près de deux décades, son cheminement créatif se poursuit entre Crasse et Strass, Glam et Thrash. Skunkdog distille une oeuvre brute, hautement inflammable. À son contact, on grésille électrique, on accélère Punk. Presse pirate des eighties, typos alterno, graffiti européen, flyers ou fanzines photocopiés et énergie Do It Yourself innervent une esthétique hybride et vorace, vue aux cimaises de nombreuses galeries méditerranéennes.

À l’été 2016, le peintre marseillais sort son premier ouvrage Inflammable Material, projet éditorial hors-normes publié par son nouveau galeriste : David Pluskwa. À cette occasion, Skunkdog sera d’ailleurs à l’honneur d’un solo show aux Voûtes de la Major, à Marseille.

L’année suivante, l’artiste s’installe aux Dock Village, toujours à l’initiative de David Pluskwa, avec Bringing it all back home, étonnant cabinet de curiosités Rock’n Roll, sélectionnées au sein de son atelier.

Urban Art Fair, Saint Tropez Art Show, Salon 8e avenue à Paris ou Art Up! à Lille… Son rayonnement national prend alors de l’ampleur. “La peinture ne peut vivre, ni venir seule” aime à répéter le Phocéen, installé désormais dans un vaste atelier, sur le Vieux-Port. Une bouillonnante petite factory, aux portes entrouvertes, où toute la jeune scène picturale locale – en plein renouveau – passe pour y respirer l’époque, et se faire conseiller par ce dandy-punk magnifique.

Au crépuscule de l’année 2018, le peintre est mis en lumière pour son premier solo show au sein de la galerie David Pluskwa. Skunkdog y livre U.R.S.S – United Robot Space Syndicated qui inaugure son passage de la peinture amplifiée à la sculpture. Car l’homme dresse désormais des palissades. De vastes panneaux de bois anthracite, taillés dans du bois dont on ne fait habituellement pas les œuvres d’art. Et sur lesquels viennent s’accrocher un panthéon de créatures hybrides : dragons, boxeur, dinosaures décentrés, bêtes à cornes ou oiseaux de malheurs… Le bestiaire du peintre se raconte désormais sur d’imposant bas-reliefs tirés d’une archéologie imaginaire.

Cette technique, le plasticien l’a élaborée aux Portes de l’Atlas. À Marrakech plus précisément, au sein de l’espace d’Art Montresso*, dont David est résident depuis maintenant deux années. C’est sur les conseils de son galeriste David Pluskwa que Skunkdog s’est rendu au Maroc : “La Fondation Montresso* est un véritable laboratoire d’expérimentation, où j’ai pu opérer ce tournant, et m’aventurer ainsi sur un médium nouveau, le volume” explique le peintre. “Dans ces nouveaux assemblages nés en Afrique, mes personnages robotiques cohabitent en peinture avec des roulements à billes, des pièces en acier ou des accessoires pour deux roues. Révolution industrielle, devenir de la mécanique, robotisation… Cette société automatisée, dans laquelle les robots vont venir amplifier notre réalité, doit être interrogée, voire contredite. Qui d’autre, à part les artistes, pourraient mettre en question le devenir humain avec autant d’intensité ?

Au printemps 2019, David “Skunkdog” Negri intègre le programme “XXL” de la Fondation Montresso*. Un rendez-vous artistique annuel autour de la question de la monumentalité. Une expérience immersive hors-format, déjà relevée dans le passé par des références internationales Hendrik Beikirch JonOne, Tilt ou Rero… Et désormais par Skunkdog, le Dresseur de Palissades, qui s’est solidement installé – en moins de deux décennies –, comme une des plus belles promesses de la nouvelle figuration hexagonale : “long live the king!

 

Théophile Pillault.

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