HUG PAT

HUG PAT

Biographie de HUG PAT (1972)

Peintre

Patrick Hugues a 44 ans, il vit et travaille à Marseille.

“Mes parents souhaitaient que je rentre en Math Sup, moi je voulais les Beaux-Arts” se souvient Patrick. Le compromis sera finalement trouvé dans l’architecture.

Nu, ensemble urbains, fusain, plume, pastel, De Vinci, Dürer… Le jeune étudiant voue une admiration sans limite aux classiques ainsi qu’à leurs techniques. Il dessine et croque sans cesse : “pour mes dix-huit ans, j’ai demandé un aller-retour à Amsterdam vous visiter la rétrospective Van Gogh. J’ai passé huit heures au Musée, on ne pouvait m’offrir plus beau cadeau.”

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Diplômé Par Le Gouvernement à 25 ans, le jeune phocéen s’installe alors son compte.
Sa pratique du dessin et de l’illustration sont alors mis entre parenthèses.

Mais le besoin de croquer ressurgit alors soudainement dans sa vie.

Prometteuse, une première série de dessins au feutre noir voit le jour.
Les premiers jalons de composition sont posés. Ports à l’abandon, entrepôts, grues figées : on peut alors y apercevoir de vastes ensembles urbains désaxés. D’abord désincarnés, ses travaux vont lentement se peupler.

Le temps des grands formats se fait sentir, et l’artiste déplace son action sur la toile.

Incendies, masque à gaz, scènes d’émeutes ou de violence urbaines… La dimension tourmentée et cathartique domine. Tout comme le respect de la figuration, héritée des ses nombreuses années de pratique architecturale.

Toujours en noir et blanc, le peintre travaille en tonalité de gris, en couche de lavis et glacis successifs. Brut et violent, le rouge s’invite également dans ses oeuvres.

Il y a du Bilal et du Bacon dans le geste de Patrick Hugues. Antoine d’Agata, H.R. Giger ou Druilet ne sont également pas loin.

L’homme, qui expérimente encore beaucoup, croise alors l’artiste marseillais Skunkdog. Entre les deux peintres, le lien se tisse solidement. Au contact Skunkdog, Patrick élargit sa palette. Skunkdog l’emmène vers les coulures, le travail à la bombe, les feutres posca.

Après une première série baptisée “Noir”, mis en lumière dans la galerie “L’Appartement”, Patrick Hugues opère une autre rencontre majeure en la personne de David Pluskwa.

Pour le galeriste, qui intègre actuellement à son catalogue le meilleur de l’avant-garde marseillaise, les oeuvres de Patrick sont immanquables et bienvenues.
“La suite ? Je pense que mes vastes ensembles urbains vont se peupler. Et de plus en plus. C’est vers ce type de compositions que je me dirige, je le sens” confie le peintre. “Mes toiles sont de vastes fenêtres où le chaos règne. Peindre est une lutte. Mais une lutte nécessaire. Le temps que cette énergie, ce besoin instinctif, s’exprimeront par mon geste, mon travail avancera.”

Étonnant siècle. Capable de déclencher de grands incendies comme de voir naître, ici ou là, des néo-romantiques, les derniers à porter la lumière. Patrick Hugues est de ceux-là.

Théophile Pillault – Marseille 2016.

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